Entreprise familiale coté en Bourse, Lacroix est une ETI technologique et industrielle française qui conçoit et fabrique des équipements électroniques et fournit des solutions IoT industrielles, notamment aux gestionnaires d’infrastructures d’eau et d’énergie.
Validée par la Science Based Targets initiative (SBTi), qui confirme l’alignement de ses objectifs avec l’accord de Paris, sa stratégie climatique prévoit une baisse de 55 % ses émissions de scopes 1 et 2 en valeur absolue d’ici 2033 par rapport à 2023, et de 61 % pour l’intensité carbone de sa valeur ajoutée sur le scope 3 (fournisseurs et clients) d’ici 2033.
Pour atteindre ces objectifs, l’entreprise mise d’abord sur l’éco-conception. Celle des produits qu’elle fabrique elle-même pour son entité « Environment », comme celle de ceux qu’elle assemble, pour son activité « Electronics ».
Les premiers contribuent naturellement à la transition écologique puisqu’ils permettent d’optimiser la gestion des infrastructures d’eau ou d’énergie, l’éclairage public connecté, l’électronique embarquée dans les véhicules électriques, les pompes à chaleur ou encore les équipements de santé…
En 2025, ces produits « à impact » représentaient les trois-quarts (74 %) du chiffre d’affaires, contre 66 % en 2023 et un objectif de 80% en 2030.
Réduire la consommation de ses produits et faire progresser ses fournisseurs
Leur consommation énergétique constitue de loin le premier poste d’émissions de sa chaîne de valeur (le fameux Scope 3).
« C’est donc ce sur quoi nous concentrons nos efforts d’écoconception », témoigne Anne-Charlotte Butrot, VP Impact & Sustainability. Tout comme la prolongation de leur performance et de leur durée de vie. Mais aussi, la réduction continue des ressources nécessaires à leur fabrication, via la miniaturisation, ou encore l’intégration de plastique recyclé ou biosourcé.
Pour les produits assemblés, à compter de 2026, Lacroix engage ses fournisseurs (qui représentent le deuxième poste d’émissions) grâce à un Sustainability supplier index permettant d’évaluer par exemple leur propre stratégie de décarbonation et de les inciter à réaliser le même travail sur leur propre chaîne de valeur, « afin que ces critères ruissellent plus largement », précise Anne-Charlotte Butrot.
Diffuser la culture de l’impact au sein de l’entreprise
En interne, un Impact Score maison permet de passer au crible les différents marchés et produits pour valider leur contribution à la transition écologique et sociétale.
« Ces marchés qui servent la transition écologique et sociétale sont en croissance et résilients dans le temps, affirme-t-elle. C’est la conviction profonde de notre directeur général. »
Pour qu’elle soit partagée par l’ensemble des salariés, Lacroix a mis en place un système de « Sites engagés ». Industriels ou tertiaires, tous sont dotés de feuilles de route environnementales et d’objectifs en matière d’énergie, d’eau et de déchets. Des audits internes portant sur ces performances favorisent l’émulation entre eux, portée par des ambassadeurs RSE engagés localement.
Avec 2850 salariés répartis dans une dizaine de pays en Europe et en Tunisie, et un chiffre d’affaires de 445 millions d’euros en 2025, Lacroix a fait partie de la première vague d’entreprises soumises à la CSRD (directive européenne de reporting en matière de durabilité), qui a publié son premier début 2025.
« C’est un exercice exigeant mais un bon outil pour vérifier que nous avons fait les bons choix pour répondre aux enjeux de double matérialité, affirme Anne-Charlotte Butrot. Cela ne va faire qu’accroître la transparence et la comparabilité entre les entreprises », veut-elle croire.