La Convention des entreprises pour le climat (CEC) a été lancée en 2021 par Éric Duverger auprès de 150 entreprises. Elle s’inspire de la Convention citoyenne pour le climat qui avait rassemblé 150 citoyennes et citoyens tirés au sort d’octobre 2019 à juin 2020.
Le principe ? Consacrer 12 jours de travail étalés sur 10 mois pour examiner leur devenir dans un monde en pleine bascule écologique, économique et sociale.
Cinq ans plus tard, ce sont 3400 dirigeants et managers, organisés en binômes pour chaque entreprise (PME, ETI, entreprises familiales et grands groupes), qui ont suivi un parcours CEC.
À l’issue de leurs travaux, 1200 feuilles de route ont vu le jour, qui sont autant de trajectoires de transformation plus ou moins structurantes.
5 ans d’enseignements : s’adapter, coopérer, embarquer
Outre une prise de conscience parfois violente de leur vulnérabilité (la leur et celle de leur entreprise), plusieurs enseignements ont émaillé ces cinq ans.
- Un champ de réflexion élargi au-delà du seul climat pour embrasser l’ensemble des limites planétaires (biodiversité, eau douce, océans…)
- Une place croissante accordée à la robustesse (capacité à maintenir un système stable à court terme et viable à long terme, malgré les fluctuations et les incertitudes de l’environnement) et à l’adaptation
- Une attention renforcée portée au territoire sur lequel l’entreprise est implantée, et/ou dont son modèle économique est dépendant
- La nécessité d’identifier les leviers pour embarquer l’entreprise entière sur une trajectoire de transformation
- Le rôle incontournable de la coopération entre acteurs, à l’échelle des filières ou des territoires.
Pour autant, les dirigeants ne masquent pas les doutes et les freins auxquels ils peuvent être confrontés, mais puisent une énergie précieuse dans la force du collectif qui les a rassemblés pendant leur parcours.
Surtout, ils ne peuvent plus diriger leur entreprise comme s’ils ne savaient pas dans quel environnement écologique, économique et social elle va devoir évoluer…