Campagne en ville : des paniers végétaux bio et locaux dans les gares, pour bientôt !

“Renforcer les liens au sein des ruralités et avec l’urbain”, c’est la proposition de Boutiques de mon Village : une jeune entreprise portée par Niels Julien-Saint-Amand qui vient de s’installer dans la Val d’Oise et compte bien disrupter nos manières de consommer. Après le kiosque en libre service de produits fermiers issus des circuits courts par JCDecaux, coup d’oeil sur ce projet Good. 

En France, le contexte de consommation est doublement chamboulé. Premier obstacle sur le parcours : un couvre feu national obligeant les citoyens à faire leurs courses alimentaires avant 18h. Deuxième étape : une conscientisation sur les problématiques environnementales qui appelle de plus en plus de citoyens à repenser leur rapport à la consommation pour adopter des comportements plus éthiques et responsables. Mais dans l’urgence, à des marchés de fruits et légumes parfois réduits et face à une offre toujours plus complexe à décrypter, pas évident de glisser dans l’agenda un passage à l’Amap du quartier entre 15 et 17h. 

Pour répondre à cette double problématique et y insérer la notion de liens social, Boutiques de mon Village développe une offre qui vaut le coup d’œil. Son idée : des distributeurs de fruits et légumes bio et locaux dans les gares. Des paniers de produits frais et locaux, disponibles à l’achat 7 jours sur 7 et 24h sur 24. Après la gare d’Ermont-Eaubonne dans le Val d’Oise, la jeune pousse prévoit d’investir deux gares dans les Yvelines pour ensuite s’étendre au-delà de l’Île-de-France. 

En ligne de mire, deux objectifs : d’une part contribuer au confort de vie dans les territoires ruraux et au renfort du lien social au sein de ces derniers, et d’autre part fournir dans des zones plus urbanisées les produits issus de ces mêmes territoires en circuit court, établissant ainsi un lien direct entre les territoires ruraux et urbains.

Des circuits courts (la production acheminée à Ermont-Eaubonne vient d’Eure-et-Loir et des Yvelines), du bio et un prix accessible (moins de 10 euros le panier) : tout y est ! En revanche, pour ce qui concerne le renforcement de la proximité entre zones rurales et zones urbaines, on attend que le projet fleurisse pour voir se dessiner de vrais ponts entre les citoyens de villes et de campagnes. Car pour le moment, les distributeurs eux ne font pas encore dans le social…Une affaire ambitieuse et définitivement Good, à suivre.

Camille Lingre
Journaliste, ex rédac chef de The Good. Diplômée d’un Master en communication et journalisme, elle commence en agence de publicité chez DDB Paris puis intègre la rédaction d’INfluencia en 2017 et passe rédactrice en chef de The Good à son lanncement. Passionnée de littérature et engagée dans les luttes pour la justice sociale et la reconnaissance des minorités, elle est quitte en mai 2021 sa fonction de rédactrice en chef pour se consacrer au lancement de sa librairie.

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