05/05/2026

Temps de lecture : 2 min

Transition écologique : Team for the planet et Goodvest comptent bien lever un milliard € auprès d’un million d’actionnaires, pour la financer

Goodvest propose un nouveau fonds dans le cadre de leurs contrats d’assurance-vie, composé d’obligations durables et de titres non cotés des participations de Team for the planet.
Arthur Auboeuf (Team for the planet) et Joseph Choueifaty (Goodvest) @Lucie Sassiat

Arthur Auboeuf (Team for the planet) et Joseph Choueifaty (Goodvest) @Lucie Sassiat

Jusqu’à présent, l’épargne des Français reste peu mobilisée pour financer la transition écologique. Depuis 2019, Team for the planet permet d’investir dans des innovations destinées à l’accélérer.

133 000 investisseurs ont ainsi permis de réunir 50 millions d’euros en soutien aux inventions de 14 start-up. Dont le système de traction de cargo par kite de Beyond the sea ou encore la technologie houlomotrice particulièrement robuste de Seaturns.

À terme, Team for the planet s’est fixé pour objectif de lever 1 milliard d’euros auprès d’un million d’actionnaires dans le monde entier, afin de financer une centaine d’innovations.

« Mais jusqu’à présent, ces fonds ne proviennent pas de notre épargne, souligne Arthur Auboeuf, cofondateur de Team for the planet. Or en France elle est particulièrement abondante et c’est dommage de ne pas l’utiliser pour relever ces défis. »

Et de souligner que bien des épargnants multiplient les petits gestes en faveur de la transition sans trop se soucier de savoir ce que finance leur argent, dont la gestion reste souvent assez opaque.

En parallèle, Goodvest, créé en 2020, propose une assurance-vie alignée sur l’objectif +2°C de l’accord de Paris. Mais ses clients aimeraient justement savoir plus concrètement à quoi sert leur épargne.

Un objectif de 30 millions d’euros fin 2026

Pour faire converger leurs enjeux, ces deux entreprises a mission ont lancé en mars dernier un fonds géré par Ecofi, filiale du Crédit Coopératif. Celui-ci est composé à 90% d’obligations d’entreprises durables ou de green bonds de Bpifrance, qui à son tour investit dans des entreprises responsables. 

Les 10% restants sont composés de titres non cotés des participations de Team for the planet. « Cela permet de panacher le risque », observe Joseph Choueifaty, fondateur et CEO de Goodvest.

La composition du fonds respecte la politique d’exclusion de Goodvest envers les énergies fossiles, le tabac, l’armement, le divertissement pour adultes et les entreprises qui violent les principes du Pacte mondial des Nations Unies pour le développement durable.

En termes de biodiversité, son impact est inférieur à la moyenne des fonds. Grâce à ces différentes caractéristiques, c’est un fonds dit « article 9 SFDR » au titre de la taxonomie européenne, soit la catégorie la plus exigeante de fonds en matière de durabilité.

Le fonds sera proposé dans les contrats d’assurance-vie commercialisés par Goodvest. « Cela va nous permettre d’apporter du concret à nos clients existants puisqu’ils sauront désormais précisément quels projets finance leur épargne, et de bénéficier de la visibilité de Team for the planet pour en conquérir de nouveaux. », se réjouit Joseph Choueifaty.

Team for the planet, pour sa part, espère lever 30 millions d’euros d’ici fin 2026 grâce à ce fonds qui pourrait également être distribué via d’autres canaux. Des investisseurs institutionnels, en particulier des assureurs, ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt.

« Et il pourrait se développer d’autant plus rapidement sur fonds de la crise pétrolière, qui accélère l’urgence de la décarbonation pour s’affranchir de la dépendance aux énergies fossiles », espère Arthur Auboeuf.

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