07/04/2026

Temps de lecture : 2 min

Veolia consulte 30 jeunes du monde entier pour inventer les solutions de demain

Les 30 jeunes qui composent le Conseil des générations futures de Veolia feront les 7 et 8 avril des propositions d’actions à sa directrice générale. Certaines d'entre elles seront ensuite présentées au COMEX en vue de leur mise en oeuvre au sein du groupe.

Les membres du Conseil des générations futures de Veolia se réunissent à Paris les 7 et 8 avril 2026 - (c) Veolia/ Christophe Daguet.

Créé il y a un an par Veolia, le Conseil des générations futures réunit 30 jeunes des cinq continents âgés de moins de 30 ans, hommes et femmes à parité, dont la moitié occupent des fonctions au sein de l’entreprise. Les autres sont des ingénieurs, entrepreneurs, scientifiques ou négociateurs politiques.

Plusieurs figurent sur la liste « Forbes 30 under 30 », comme l’Américaine Marissa Beatty, fondatrice de Turnover Labs qui transforme des flux de CO₂ non purifiés en produits de valeur ou la Brésilienne Anna Bessera, diplômée du MIT en gestion des nouvelles entreprises et LinkedIn Top Voice dans le domaine du développement durable.

Le secrétaire général du conseil, Niels de Fraguier, 29 ans, est un entrepreneur et auteur français engagé, qui a notamment cofondé l’écosystème Positive et coécrit « The Regenerative Enterprise ».

Comme Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, aime à le rappeler, ces jeunes ont été choisis pour l’audace et l’authenticité qui caractérisent leur génération et l’impact que pourraient avoir leurs propositions une fois mises en œuvre.

La directrice générale attend d’eux « qu’ils osent innover et repousser les limites de ce qui peut paraître évident mais devrait peut-être être re-débattu. » Leurs profils en feront également des ambassadeurs de choix pour promouvoir les solutions ainsi élaborées, dans leurs pays où à une échelle plus internationale.

Pour une culture du risque plus affirmée

Veolia possède d’autres instances de dialogue avec ses parties prenantes, comme les « Critical Friends » des experts internationaux qui, depuis 2023, incitent l’entreprise à s’engager plus loin sur le chemin de la RSE, ou « +1, pour une écologie en actions », un dispositif de concertation des diverses parties prenantes.

Mais l’originalité du Conseil des générations futures réside dans sa composition hybride, son mode de fonctionnement et son lien direct avec la direction générale.

Élues pour un mandat de trois ans, articulé en deux cycles de travail, ces 30 têtes bien faites ont pour mission d’émettre des propositions sur la base de leurs expériences personnelles locales, de leurs expertises sectorielles et de leurs préoccupations communes ; puis de problématiser l’enjeu sélectionné par la direction générale ; ensuite, d’élaborer plusieurs scénarios autour de cette problématique, et enfin de formuler des pistes concrètes lors d’un échange avec la directrice générale.

C’est ce qu’ils vont faire au cours de ces deux jours, autour de la culture du risque, consistant à « examiner les risques et les opportunités, mais aussi oser la méthode de l’échec et de l’essai » comme le résumait Niels de Fraguier à l’issue de la dernière session.

Un état d’esprit sans doute plus propre à cette génération qu’aux états-majors de grandes multinationales, enclin à oser, expérimenter et inventer de nouvelles solutions. Celles qui nous aideront à affronter le monde qui vient, fait d’incertitudes notamment géopolitiques et climatiques.

Leurs propositions devront intégrer les deux leviers identifiés lors des précédentes sessions avec Estelle Brachlianoff : la gouvernance et l’équilibre actionnarial ; la donnée et l’intelligence artificielle comme outil de connaissances, de développement des compétences et de prise de décision.

Prochaine étape, mi-juin : la présentation au COMEX des idées sélectionnées pour être mises en œuvre au sein du groupe.

Allez plus loin avec The Good

The Good Newsletter

LES ABONNEMENTS THE GOOD

LES ÉVÉNEMENTS THE GOOD