10/03/2026

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Pesticides : palmarès des villes françaises les plus exposées

À l’approche des élections municipales, la Maison de la Bio publie un état des lieux inédit de l’exposition aux pesticides dans une vingtaine de villes françaises. Une analyse qui met en lumière de fortes disparités territoriales… et le rôle clé des collectivités.

Quelle est la situation des villes françaises face aux pesticides ? À quelques mois des élections municipales, la Maison de la Bio lance la campagne « Vos communes sont exposées », accompagnée d’une analyse de 20 communes à partir de données publiques.

L’étude s’appuie sur quatre indicateurs : l’intensité d’utilisation des pesticides sur les surfaces agricoles voisines, la qualité de l’eau potable, la place de l’agriculture biologique sur le territoire et la part de produits bio dans les cantines scolaires.

Parmi les villes étudiées, Hénin-Beaumont, Amiens, Lille, Toulon et Le Havre figurent parmi les territoires les plus exposés, avec des niveaux d’utilisation de pesticides nettement supérieurs à la moyenne nationale ou des indicateurs plus préoccupants concernant l’eau potable ou la place du bio dans l’alimentation locale.

À l’inverse, certaines communes comme Angers, Nantes, Strasbourg ou Marseille présentent des indicateurs plus favorables, avec une exposition plus limitée aux pesticides et une part plus importante de produits bio dans la restauration collective.

Santé et sans étiquette politique

Pour la Maison de la Bio, ce panorama rappelle que les choix agricoles et alimentaires des collectivités ont un impact direct sur la santé des habitants, notamment via l’approvisionnement des cantines, la gestion de l’eau ou l’accompagnement des agriculteurs vers des pratiques plus durables.

« Que vous soyez de droite, de gauche, du centre, écologiste ou sans étiquette, vos communes sont exposées. Vos enfants mangent à la cantine. Vous buvez l’eau du robinet. Vous respirez l’air de votre territoire. Le message de Christophe Barnouin, vice-président de la Maison de la Bio et PDG d’Ecotone, est sans détour. La bio n’est pas une question idéologique ni de couleur politique, c’est une question de santé publique, d’environnement et de bon sens. Et ça commence à l’échelle municipale.« 

Ce message résonne avec les préoccupations des Français. Selon une étude IFOP pour la Maison de la Bio, 9 Français sur 10 sont inquiets des effets des pesticides de synthèse sur la qualité de l’eau et leur santé, près de la moitié d’entre eux sont « très inquiets ». Plus encore : 80% s’alarment de la présence de résidus de pesticides à des niveaux non conformes dans l’eau du robinet. Et 71% attendent des actions politiques pour réduire cette exposition.

Détail de l’étude :

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