15/09/2026

Temps de lecture : 3 min

Luxe et cosmétiques – L’impact du packaging et de la PLV devient plus facile à mesurer

(ARTICLE PARTENAIRE) Avec ses milliers de références, le matériel promotionnel restait un angle mort des politiques environnementales. La plateforme EcoDesignCloud de Bull vient combler cette lacune.
La publicité sur le lieu de vente génère 100 000 tonnes de déchets par an en France

La publicité sur le lieu de vente génère 100 000 tonnes de déchets par an en France

Le règlement européen PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation), relatif aux emballages et aux déchets d’emballages, entré en vigueur le 12 août dernier, va exiger des marques une transparence accrue quant à l’impact environnemental des packagings mais aussi du matériel de marque qu’elles utilisent.

Coffrets de parfums ou de maquillage, gondoles et présentoirs, souvent utilisés de façon éphémère à l’occasion de Noël ou de la Saint-Valentin… le monde de la cosmétique et du luxe en font une consommation particulièrement importante.

Selon « Notre coalition PLV », la publicité sur le lieu de vente (dont la durée de vie est de 15 jours en moyenne pour une PLV temporaire et de quelques semaines ou quelques mois pour les autres), génère 100 000 tonnes de déchets par an en France. En-dehors du carton, 80 % sont enfouis ou incinérés.  Et le plus souvent, les clients n’ont aucune idée de la façon ou du lieu où ces équipements sont fabriqués.

Une communauté engagée dans la transformation du secteur

Pourtant, à l’instar de L’Oréal ou de LVMH, certains n’ont pas attendu le PPWR pour mettre en place un reporting détaillé concernant l’impact environnemental de leurs packagings et de leur PLV. Pour récolter auprès de leurs fournisseurs ces données nécessaire à leurs rapport sCSRD (directive européenne de reporting extra-financier à laquelle sont assujetties les plus grandes entreprises), ces deux groupes internationaux utilisent EcoDesignCloud.

Cette plateforme permet une transmission fluide de ces informations entre les différents acteurs de la chaîne de valeur, notamment fabricants de packaging ou de PLV, et marques clientes. Il permet à tous de partager un même langage et une même méthodologie, là où cohabitaient jusqu’à présent autant de formats que d’acteurs.

Une telle hétérogénéité aboutissait à une déperdition d’énergie et de temps de toutes parts pour consolider, réconcilier, voire, tenter de comparer les données. Au sein d’une même entreprise, ce sont aussi bien des designers, des acheteurs que des directions RSE qui se partagent ces informations. Bien que fondée sur l’analyse de cycle des produits, la plateforme est simple d’utilisation y compris par des utilisateurs qui n’en sont pas experts.

Commercialisée par Bull, groupe français détenu par l’agence des participations de l’État, EcoDesignCloud se positionne comme tiers de confiance sur la fiabilité de ces données.

« Notre objectif est de rassembler une communauté d’entreprises engagées dans la transformation environnementale de l’industrie du matériel de marque », précise Benoît Couchon, Chief Revenue Officer chez EcoDesignCould.

L’empreinte environnementale d’un présentoir réduite de 84%

Outre le reporting stricto-sensu, l’outil permet au client de comparer plusieurs solutions, et potentiellement, plusieurs fournisseurs, non plus seulement selon les critères traditionnels de coûts et délais, mais aussi d’impact environnemental.

Côté fournisseur, il peut être utilisé dès la conception d’un produit pour simuler différentes options et identifier les volets d’action les plus efficaces pour réduire l’impact. Ce qui constitue un précieux outil d’aide à la décision pour arbitrer entre identité premium, performance technique et impact environnemental.

Il a ainsi permis à Altavia, groupe international de marketing qui accompagne les marques dans la conception et la production de leurs supports de communication, de remplacer un présentoir provisoire contenant plusieurs matériaux, des éléments collés et un système de rétroéclairage, par une structure modulaire réutilisable utilisant un seul matériau 100 % recyclé, sans rétroéclairage et permettant le remplacement ou la réparation des composants individuellement.

A la clé, une empreinte environnementale réduite de 84% et des dépenses annuelles en baisse de 82%. C’est pourquoi ces données sont à prendre en compte dès le brief créatif et la rédaction du cahier des charges.

« Les politiques d’achat responsables, qui concrétisent la stratégie RSE d’une entreprise, se jouent au moment de la commande », souligne Benoît Couchon.

L’Oréal, LVMH, Puig, depuis Estée Lauder…grâce à ces clients qui l’utilisent dans le monde entier, EcoDesignCloud, présent dans 35 pays, occupe une part importante du marché des cosmétiques et du luxe. L’entreprise s’est d’abord lancée sur ce marché en raison des forts enjeux réputationnels qui le caractérisent, mais ne s’interdit pas d’en investir d’autres. « Nos clients – notamment les fabricants de PLV, qui peuvent travailler pour plusieurs secteurs – sont nos meilleurs prescripteurs », reconnaît Benoît Couchon.

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