Alors que l’intelligence artificielle se déploie à grande vitesse sans consensus scientifique stabilisé sur ses impacts environnementaux, deux initiatives françaises viennent renforcer la recherche et la sensibilisation autour d’une IA plus responsable.
La Fondation Sopra Steria- Institut de France lance ainsi un Grand Prix académique doté de 100 000 euros, destiné à soutenir des travaux européens visant à mieux mesurer, évaluer et orienter les impacts environnementaux et systémiques des technologies d’IA.
Ouvert jusqu’au 20 février 2026, cet appel à candidatures cible notamment le développement d’indicateurs pour quantifier l’empreinte environnementale de l’IA, la conception d’approches technologiques plus sobres et l’analyse des bénéfices nets des usages numériques pour la transition écologique.
L’initiative répond à un constat partagé : l’IA, notamment générative, avance plus vite que la capacité collective à en comprendre les conséquences environnementales.
La nouvelle appli TrackCarbon
Dans le même temps, la Fondation Sahar et l’association Trackarbon lancent TrackCarbon, une application gratuite permettant au grand public de suivre la consommation énergétique et l’empreinte carbone estimée de ses usages quotidiens de l’IA.
Disponible sur macOS (et bientôt sur Windows et Linux), l’outil analyse localement les requêtes effectuées via différentes plateformes d’IA pour restituer des équivalences lisibles – énergie consommée, émissions carbone ou équivalents en kilomètres parcourus – sans collecter de données personnelles.
Développée en partie en open source, l’application vise à rendre visibles des impacts aujourd’hui largement invisibles pour les utilisateurs.
Entre soutien à la recherche scientifique et outils de transparence pour le grand public, ces initiatives illustrent l’émergence d’une nouvelle phase : celle d’une IA dont la responsabilité environnementale passe autant par la mesure que par la pédagogie.