Charte #MaVilleVégétale : de la nécessité de rassembler les élus des collectivités françaises autour d’engagements forts en faveur de la nature en ville !

Favoriser le bien-être des citadins, lutter contre le réchauffement climatique, limiter le ruissellement des eaux de pluie, assurer la préservation de la biodiversité… il est indéniable que les plantes ont de nombreux bienfaits. Fortes de ce constat, les collectivités s’emparent progressivement de cet enjeu de société qu’est la Nature en ville. Mais, si nous ne pouvons que s’en féliciter, il faut aujourd’hui aller plus vite et plus loin ! Or, pour inciter un maximum d’élus locaux à prendre part à la Révolution Verte, il convient de les accompagner dans leur politique de verdissement, ce notamment en leur indiquant les premières actions fondamentales à mener. Ainsi, à quelques semaines des élections régionales, Merci Raymond a choisi de créer la toute première charte d’engagement à destination de ceux qui sont en mesure de faire réellement bouger les lignes (et fleurir les rues) dans nos villes : les élus locaux. En voici les 3 axes majeurs.

Engagement 1 : Valoriser et protéger l’environnement

Au-delà de son apport esthétique, le végétal permet non seulement d’assurer un cadre de vie agréable aux citadins, mais aussi de répondre de manière efficace au risque climatique grandissant. Il est donc aujourd’hui plus que jamais essentiel que les collectivités prennent en compte la valorisation et la protection de l’environnement dans leur politique.

Les premières actions qu’elles auront à mener visent ainsi à tirer parti du patrimoine naturel existant. Pour ce faire, elles devront dresser un état des lieux et recenser la biodiversité locale, protéger les zones humides dans lesquelles celle-ci se développe majoritairement, et obtenir différents labels (à l’instar d’Ecojardin) pour valoriser leurs espaces verts et communiquer auprès de leurs administrés.

Mais dans nos villes (trop) bétonnées, se contenter des espaces verts existants n’est pas suffisant ! Pour accélérer le développement du végétal en milieu urbain, les collectivités doivent établir un programme de plantation d’arbres et encourager la végétalisation des bâtiments, ce en diversifiant le patrimoine arboré et floral de la ville et/ou en optant pour une palette végétale mellifère afin de favoriser la biodiversité.

Ce sujet de la biodiversité est en effet primordial. Aussi, un plan d’actions dédié peut être envisagé, comprenant plusieurs mesures concrètes : proposer une charte de non-utilisation des produits phytosanitaires aux habitants, installer des ruches ou lâcher des coccinelles, mais aussi fixer des objectifs de désimperméabilisation des sols ou, à minima, lutter contre leur artificialisation.

Engagement 2 : Produire et consommer local

La résilience des villes implique par ailleurs de renforcer le système alimentaire et notamment de relocaliser une partie de la production. Sans pour autant chercher à atteindre l’autosuffisance, les collectivités sont ainsi appelées à intégrer la problématique alimentaire au cœur de leur politique.

Pour favoriser une alimentation durable, le premier axe de développement consiste à encourager l’agriculture urbaine et périurbaine. Comment ?  En réduisant par exemple les places de stationnement au profit de jardinières et de bacs potagers, en développant des toitures potagères sur les bâtiments municipaux, ou en créant des jardins partagés dans des espaces communaux inutilisés.

Un second levier d’actions tient à promouvoir une économie locale et durable, en favorisant notamment les dynamiques de circuits-courts. En ce sens, il est possible d’imaginer d’une part des mesures comme la création de marchés des commerçants locaux et l’introduction massive de produits locaux dans la restauration collective, et d’autre part des actions en faveur d’une plus grande collaboration entre producteurs situés dans un rayon de 100 km et restaurateurs.

Enfin, une meilleure gestion et une valorisation des déchets organiques est essentielle. Elle peut se faire par le biais de partenariats avec des entreprises privées engagées ou par la promotion du compostage auprès des écoles, entreprises et particuliers, grâce notamment à l’installation de bacs dédiés au cœur de tous les quartiers.

Engagement 3 : Repenser la culture urbaine

Si les différentes mesures évoquées plus haut sont importantes en bien des points, force est de constater que le développement de la nature en ville ne se fera pas sans l’implication de l’ensemble des citadins. C’est pourquoi les élus doivent dès à présent repenser la culture urbaine. Une démarche qui passera tout à la fois par la sensibilisation, l’éducation et la formation autour des enjeux liés à la nature en ville.

Les établissements scolaires ont ici un rôle clé à jouer en termes d’engagement environnemental. En ce sens, les collectivités doivent leur apporter tout leur soutien, ce par la promotion du concept de cantine locavore, nous l’avons vu, mais aussi à travers la végétalisation des cours d’écoles, la mise en place d’ateliers de sensibilisation à la biodiversité et, une fois encore, l’obtention de labels prouvant le bien-fondé de leur démarche (Eco-école, E3D…).

Les élus et acteurs municipaux doivent également être formés face au défi climatique et aux enjeux de nature en ville. Plus encore, il s’agit de repenser le rôle des jardiniers municipaux pour les pousser à aller au-delà du simple entretien des espaces et leur permettre de participer à la gestion écologique du paysage urbain et à la sensibilisation du grand public.

Enfin, si des démarches citoyennes et associatives émergent de plus en plus, celles-ci doivent désormais être encouragées dans les projets de la ville. Mise en place d’un budget participatif, accélération de l’attribution des permis de végétaliser, activités de réinsertion par la nature… là-encore, les dispositifs à imaginer sont aussi bénéfiques que variés !

Hugo Meunier, fondateur de Merci Raymond et défenseur du vert en ville.

Dernières publications

Le palmarès de la 17ème édition du Prix Jeunes pour l’Environnement EPE-TF1/LCI est sorti

L’ EPE (Entreprises pour l'environnement) et TF1/LCI ont lancé la 17ème édition du Prix Jeunes pour l’Environnement en ce début d’année en s’adressant aux moins de 30 ans. Le thème de cette année était...

Le rapport du GIEC débarque dans le métro

Le collectif d’étudiants et jeunes diplômés “Pour un réveil écologique” lance une campagne d’affichage dans le métro parisien (grâce à la régie publicitaire Médiatransports) pour offrir au dernier rapport du GIEC la visibilité et...

Castorama s’associe à MagicPallet pour optimiser le réemploi des palettes

Pour renforcer ses initiatives en faveur du verdissement de sa supply chain et respecter les engagements en termes de réduction des émissions carbone du groupe Kingfisher, Castorama s’associe à MagicPallet, première plateforme collaborative d’échange...

Gaëlle Ouari (Labeyrie Fine Foods) : “Notre rôle est de faire de la responsabilité un exhausteur de plaisir”

Acteur majeur de l’agro-alimentaire français, le groupe Labeyrie Fine Foods (Labeyrie, Blini, L’Atelier Blini, Delpierre, Père Olive,…) se transforme au quotidien pour répondre aux enjeux écologiques, sociaux et sociétaux. Il n’oublie pas pour autant son ADN- la démocratisation des produits d’exception- et prône désormais un plaisir responsable, un hédonisme engagé. Rencontre avec Gaëlle Ouari, Directrice de la communication, Digital et RSE Groupe.

Gautier Picquet (Publicis Media) : « Nous devons expliquer aux citoyens, aux régulateurs et aux acteurs politiques l’utilité de la publicité pour les transitions...

Pour Gautier Picquet, CEO de Publicis Media, l’un des partenaires majeurs de The Good Forum qui s’est tenu le 22 mars dernier, le collectif doit primer sur les individualités dans la transformation positive du secteur de la publicité. Un nouvel équilibre doit être trouvé pour qu’ensemble, media, annonceurs et agences bâtissent la communication responsable de demain.