Recrutement de valeurs : ING montre la marche à suivre

« Un recrutement de valeurs » : c’est le pari que s’est lancé la banque en ligne ING dans la poursuite de sa stratégie RSE. Dans un contexte de rapport au travail plus que jamais bouleversé -et c’est tant mieux- par la crise Covid-19, cette initiative nous charme par son audace comme son évidence. Pour en parler, une campagne signée Rosapark. Pour la décrypter une interview avec Yvon Martin, directeur marketing ING France. 

Soucieuse de mettre en pratique ses intentions et engagements RSE, la banque ING enquête avec Opinionway sur les attentes des français. Résultat des courses : 58% des Français affirment être prêts à quitter leur entreprise si le décalage est trop important entre leurs propres valeurs et celles de leur entreprise et 50% sont prêts à perdre en salaire pour faire partie d’une entreprise qui partage leurs valeurs. 

Chez ING on ne rigole pas avec l’engagement : leur comité de direction est paritaire, un objectif de mixité de genres, d’âges et de nationalités au sein des équipes est de rigueur,un score de 90/100 au dernier Index de l’Egalité Professionnelle et une distinction Top Employer 2021 pour la 10ème année consécutive entre autres. Bref, la rédaction a voulu en savoir plus sur ce à quoi ressemble la banque durable, via 4 questions avec Yvon Martin.

The Good : Pouvez-vous nous raconter la genèse de votre campagne de recrutement ? 

Yvon Martin : Cette opération s’inscrit au confluent de 3 dimensions : la culture de l’entreprise, notre territoire de marque et les attentes des consommateurs. La culture de l’entreprise est très forte chez ING. Elle s’appuie sur le « Code Orange » qui formalise les valeurs partagées par tous. Ce sont ces valeurs que nous avons voulu ancrer dans notre nouveau territoire de marque et sa signature « do your thing« . Pour les clients, « do your thing« , c’est la liberté de consacrer du temps à ce qui compte pour eux. Pour les collaborateurs, c’est la liberté pour chacun d’être qui il ou elle est au travail.

Enfin, l’opération s’inscrit dans un cadre sociétal plus large. Les Français veulent de plus en plus travailler pour des entreprises en accord avec leurs propres valeurs. Nous l’avons mesuré via une étude réalisée avec Opinionway : 58% seraient prêts à quitter une entreprise trop en décalage avec leurs valeurs. Un Français sur deux serait prêt à perdre 10% de salaire pour travailler dans une entreprise plus en accord avec ses valeurs !

The Good : Comment cette démarche s’inscrit-elle dans la stratégie RSE d’ING ?

Notre stratégie RSE s’appuie sur une volonté forte : encourager toutes les volontés d’agir, petites et grandes, en faveur d’une société durable et inclusive. L’inclusion est ainsi au cœur de nos valeurs et de notre stratégie RSE. C’est ce que nous avons voulu illustrer avec cette opération. Le fil rouge de notre stratégie, c’est notre état d’esprit. Fidèle à notre territoire de marque « do your thing » et à notre histoire de pionnier, nous souhaitons continuer à bousculer les codes du secteur et à rendre la banque moins institutionnelle.

The Good : Concrètement, c’est quoi être une banque responsable/ durable ? La concurrence est-elle ardue ou le secteur est-il encore à la traîne ? 

Y.M. : Être une banque responsable, c’est être une banque qui offre un environnement sûr à ses clients et à leur argent. C’est également donner à nos clients particuliers ou grandes entreprises les moyens d’agir en faveur des causes qui leur tiennent à cœur. Côté banque de financement et d’investissement, la finance verte est largement développée chez ING et notre volonté est d’accompagner nos clients grandes entreprises dans leur transition écologique. Au-delà du financement de secteurs verts, nous avons créé des prêts dont le taux varie en fonction des performances environnementales. C’est ce que nous avons fait pour EDF en 2017 par exemple.

Côté banque en ligne, nous avons fait évoluer notre assurance-vie pour que plus de 50% des fonds dits « en unité de comptes » soient labellisés Investissement Socialement Responsable. A terme, nous souhaitons que 100% de notre offre porte ce label. L’idée est que chacun puisse avoir de l’impact avec ses investissements.

The Good : Quelles sont selon vous les 3 ou 4 clés d’une gestion du recrutement et des employés plus good pour les entreprises ? 

Y.M. : Après un an de télétravail ou presque, l’une des grandes priorités partagées entre les RH et la communication est de recréer du lien et un sentiment de collectif. Rester à l’écoute, innover dans les formats de communication et d’événements internes, aider les managers et les collaborateurs à trouver de nouveaux repères dans ce contexte, voilà certaines des actions – menées avec l’équipe RH – pour continuer à engager les collaborateurs dans ce contexte et renforcer le sentiment d’appartenance.

Nous avons également développé un nouveau processus de recrutement (1-2-3 Hiring), pour réduire les biais décisionnels, renforcer l’inclusion de toutes les diversités, et digitaliser le processus d’intégration entre le moment où un candidat a accepté de nous rejoindre et la fin de sa période d’essai. Le lien que nous créons est essentiel pour faire vivre nos valeurs avant même l’arrivée effective des collaborateurs. Finalement, nous sommes toujours guidés par l’amélioration de l’expérience collaborateur tout comme nous voulons améliorer l’expérience clients.

Camille Lingre
Journaliste, ex rédac chef de The Good. Diplômée d’un Master en communication et journalisme, elle commence en agence de publicité chez DDB Paris puis intègre la rédaction d’INfluencia en 2017 et passe rédactrice en chef de The Good à son lanncement. Passionnée de littérature et engagée dans les luttes pour la justice sociale et la reconnaissance des minorités, elle est quitte en mai 2021 sa fonction de rédactrice en chef pour se consacrer au lancement de sa librairie.

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