Que reste-t-il de la Convention Citoyenne pour le Climat ?

Présenté par la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili mercredi 10 février en Conseil des ministres, le projet de loi des 150 de la Convention Citoyenne pour le Climat ébauché il y a près de deux ans déjà semble peu à peu perdre les faveurs de tou.te.s. Intitulé « Climat et Résilience », il s’apprête à entrer au parlement et laisse planer le doute sur la résilience du corps politique.

69 articles au total reprenant les propositions de la Convention de 150 citoyens tirés au sort pour travailler sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Une initiative qui en avril 2019 se voulait révolutionnaire, engageante et porteuse de sens pour tou.te.se. Si le dossier semble épais, les écologistes, ONG et la gauche le jugent malheureusement pas assez ambitieux et impactant, tandis que la droite et le grand capital y voient un rapport trop chargé et vidé de sa substance. 

Après tout, comme pour la “PMA pour toutes” et tous les autres projets de loi qui ne vont pas en faveur de l’ordre établi, les navettes, discussions et amendements tendent à se succéder comme pour essouffler l’engagement des parties engagées et vider de sens la proposition initiale. 

Jugé éreintant et enquiquinant par l’opposition, le projet de loi visant à une régulation plus stricte en matière de transition écologique via la participation à la décision publique pourrait bien tarder à voir le jour. Alors même que les citoyens s’activent, que les marques s’engagent dans un virage vert et que les stratégies globales des entreprises s’affairent toutes ou presque autour de la relance verte, les politiques traînent. Pourtant, il ne s’agit pas là d’une affaire d’opinion mais bien d’urgence. Avec pour objectif principal la réduction d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, les propositions font grincer des dents les acteurs des industries aux gros portefeuilles. 

Après sa présentation en Conseil des ministres, la prochaine étape consiste en une première lecture à l’Assemblée nationale prévue en mars 2021, avant la navette parlementaire. Affaire à suivre, mais jusqu’à quand ?! 

Camille Lingre

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