Pourquoi les entreprises doivent s’emparer du sujet des aidants

Régulièrement, Bayard impact, cellule conseil du Groupe Bayard, décrypte pour The Good un enjeu sociétal du “S” de RSE. 

Pour la première fois cette année, la Journée Nationale des Aidants a lieu pendant la semaine de l’Entreprise Responsable et Inclusive. Aussi, ce 6 octobre sera l’occasion de faire le pont entre aidance et entreprises et d’interroger leur responsabilité sociale vis-à-vis de leurs salariés aidants. Le sujet est longtemps resté dans un angle mort car peu nombreux sont les aidants qui se déclarent auprès de leur employeur. Pourtant ils sont plus de 5 millions à être en activité (sur les 11 millions de proches aidants recensés).  

Un enjeu accéléré par la transition démographique  

Epuisement, anxiété, troubles du sommeil, problèmes de dos, consommation de psychotropes, la liste des maux dont souffrent les aidants ne cesse de s’allonger, tout comme le nombre d’aidants ne cesse d’augmenter : +30% en 10 ans, pour atteindre 11 millions l’an passé. Avec le vieillissement actuel de la population française, on estime qu’en 2030 un quart des salariés sera en situation d’aidance.    

En 2021, l’Observatoire Malakoff Humanis alertait sur les difficultés financières, les souffrances psychologiques et l’isolement social que rencontrent les aidants salariés. 68% d’entre eux indiquent vivre au moins une situation de fragilité personnelle.  

L’OCIRP estime aujourd’hui que 52% des salariés ne sont pas soutenus par leur entreprise.Au-delà du calcul économique, qui montre qu’une faible prise en charge désorganise les équipes et génère d’importants coûts cachés d’absentéisme et de présentéisme (31% des salariés aidants déclarent des baisses de vigilance et d’attention liées à leur situation…), l’Observatoire des salariés-aidants de l’OCIRP met en évidence une corrélation forte entre le bien-être de l’aidant et le soutien qu’il obtient de son entreprise. Le point de départ de La Croix pour interroger les responsabilités des entreprises face à cet enjeu de société.  

Inviter toutes les parties-prenantes à débattre au CESE 

Le 6 octobre, les équipes de La Croix et de Bayard Impact lancent la première édition des Regards Croisés de La Croix « Aider les aidants : Quelles responsabilités pour les entreprises ? » au Palais d’Iéna, siège du Conseil économique social et environnemental. Il se déclinera en trois tables rondes pour faire l’état des lieux, repérer les difficultés, explorer les dispositifs innovants pour les salariés aidants. Il sera suivi par la remise du « Prix Initiatives Aidant.e.s » du Collectif Je t’Aide, partenaire de l’évènement.  

Ce nouveau format événementiel, soutenu par l’OCIRP et la Banque Palatine mêle conférence et respirations artistiques. Il donne la parole à l’ensemble des parties-prenantes : aidants, pouvoirs publics, entreprises grandes et petites, partenaires sociaux, associations dans le but d’interpeller, de créer un dialogue, sensibiliser, soutenir et encourager les initiatives.  

Faire de l’art un levier d’action et de mobilisation 

En réaction à une forte digitalisation des événements ces deux dernières années, les Regards Croisés de La Croix font le pari de l’expérience à vivre collectivement dans un espace-temps donné. Le programme éditorial fait la part belle aux interpellations artistiques, par exemple un dialogue entre un jeune aidant photographe, Lucas Frayssinet et la fondatrice de The Caring Gallery ou encore la diffusion d’un extrait du documentaire “Mon Vieux”, co-réalisé par Elie Semoun et Marjory Déjardin pour mettre l’humain au cœur de l’événement et nourrir un débat ouvert, intelligent et mobilisateur sur des sujets RSE.  

Les grilles du Palais d’Iéna, siège du Conseil économique social et environnemental, accueilleront aussi tout au long du mois d’octobre une exposition co-conçue avec The Caring Gallery, première galerie à vocation sociétale en France.  

L’événement est gratuit. Programme et inscription :  
« Aider les aidants : Quelles responsabilités pour les entreprises ? », 
le 06 octobre prochain au Palais d’Iéna – siège du CESE, avec le soutien de l’OCIRP et de la Banque Palatine. 

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